Aujourd’hui, ÊTRE INTERMITTENT aborde un sujet important à propos de votre indemnisation globale : il s’agit du calcul du taux journalier qui conditionne le montant de votre allocation. Toutefois, auparavant, vérifions quelques critères de base. Vous êtes bien inscrit à Pôle emploi spectacle ? Vous n’avez pas quitté volontairement votre dernier emploi ou démissionné récemment ? Vous justifiez d’au moins 507 heures de travail au cours des 12 mois qui précèdent la fin de contrat de travail prise en considération pour l’ouverture de droits ? Vous n’avez pas dépassé l’âge légal ? OUF ! Vous remplissez sans doute les conditions de droits communs pour bénéficier d’une allocation d’intermittent du spectacle. Entrons immédiatement dans le détail de calcul de ce fameux taux.
Le calcul du taux d’indemnisation d’un intermittent dépend de nombreux facteurs
Le taux journalier d’un intermittent du spectacle n’est pas calculé comme au régime général. Il dépend de trois éléments : les salaires retenus, les heures retenues et une partie fixe liée à l’annexe 8 ou 10. Au bout du compte, un intermittent qui gagne plus par heure n’a pas forcément un meilleur taux. Comprendre ce calcul est essentiel, car un même volume de travail peut produire des résultats très différents selon la période retenue, l’annexe appliquée, les seuils, les franchises ou encore les prélèvements sociaux.
Le calcul est souvent plus complexe qu’il n’y paraît. Vous voulez comprendre ce que votre taux donnera réellement ?
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Quand le taux d’indemnisation est-il calculé ?
Le taux est calculé au moment où France Travail examine votre situation. Ce moment est déterminant, car c’est lui qui fixe la période et les éléments qui seront retenus pour votre ouverture de droits.
Cela peut être :
- votre inscription (voir notre article ici)
- votre réexamen de droits
- une demande de réexamen anticipé
- une demande de droit d’option
- Un dépôt de demande d’allocation
Autrement dit, le moment où France Travail “se positionne” est fondamental. C’est à partir de ce point que vos documents sont analysés : fiches de paie, AEM, cachets, heures, activités salariées ou non salariées selon les cas. Deux intermittents ayant eu des parcours très proches peuvent donc obtenir un résultat différent si le moment d’examen n’est pas le même.
Quelle période est prise en compte ?
Pour déterminer la période, il faut remonter à partir de la dernière fin de contrat de travail retenue pour l’examen. Cette date clé permet de connaître la période qui servira :
- à vérifier si vous pouvez ouvrir des droits
- puis à calculer votre taux journalier
Si la dernière fin de contrat retenue relève de l’intermittence, alors France Travail recherchera les 507 heures sur 365 jours maximum.
Si la situation relève du régime général, l’examen suivra d’autres règles. Vous pouvez donc être examiné, soit avec les règles du régime général, soit comme intermittent du spectacle.
Attention, sortir du régime général pour basculer dans l’intermittence n’est pas toujours possible. Cela peut dépendre du droit d’option et de ses conditions.
Partons ici du cas le plus classique : votre dernière fin de contrat retenue est une fin de contrat d’intermittence. Dans ce cas, il faut réunir au moins 507 heures de travail d’intermittent sur 365 jours maximum. Si les conditions sont réunies, cette même période servira ensuite à calculer votre taux journalier.
Vous ne savez pas quelle période France Travail va retenir ? C’est souvent là que tout se joue. Appelez-nous gratuitement au 01 34 84 84 34 pour vérifier votre situation ☎.

Comment est calculé le taux d’un intermittent en 2026 ?
Le mécanisme de calcul de l’allocation chômage des intermittents ne fonctionne pas comme au régime général. Pour les intermittents relevant des annexes 8 et 10, le taux journalier et le calcul du montant de l’allocation reposent sur 3 paramètres :
- le paramètre lié aux salaires : il dépend du total des rémunérations brutes perçues au titre de l’intermittence
- le paramètre lié aux heures : il dépend du volume d’heures retenues
- la partie fixe : elle varie selon l’annexe applicable, annexe 8 pour les techniciens, annexe 10 pour les artistes
Dans l’intermittence, les salaires et les heures sont donc traités séparément. Ce n’est donc pas un simple calcul de salaire moyen.
Vous vous posez peut-être ces autres questions au sujet du taux…
Pourquoi votre taux n’est pas proportionnel au salaire horaire ?
Beaucoup d’intermittents pensent que leur taux dépend surtout de ce qu’ils gagnent par heure ou par jour. C’est faux.
Dans le régime général, l’allocation journalière (« AJ ») ou indemnité journalière (« IJ ») est calculée à partir d’un salaire journalier de référence (SJR en jargon France Travail). C’est donc un système assez intuitif : plus on “vaut” par jour, plus l’allocation peut être élevée.
Pour les intermittents, ce n’est pas cette logique qui s’applique. Les heures et les salaires sont pris en compte séparément, avec des effets de seuil qui rendent le résultat beaucoup moins intuitif.
Autrement dit, gagner davantage par heure ne garantit pas un meilleur taux.
Exemples concrets de calculs de taux et d’allocations
Le taux horaire n’est pas déterminant – voici un exemple pour mieux comprendre la logique du système
- Jeanne est chanteuse. Elle a travaillé 510 heures sur la période retenue et a perçu 7000€, soit environ 14€ par heure. Son allocation journalière (AJ) sera de 45€.
- Serge est comédien. Il a travaillé 610 heures et a perçu le même salaire total, soit environ 11 € par heure. Son AJ sera de 47 €.
🧮 À retenir : Serge gagne moins que Jeanne par heure, mais il obtient portant un meilleur taux. Le salaire horaire n’est donc pas, à lui seul, le bon indicateur.
Pourquoi des heures en plus ne font pas forcément augmenter le taux ? Autre exemple pour comprendre
- Karine a travaillé 700 heures et a perçu 10000€. Son AJ sera de 55€.
- Matéo a travaillé 1000 heures et a perçu lui aussi 10 000€. Son AJ sera de 57€.
🧮 À retenir : 300 heures de plus ne font ici progresser le taux que de 2€. Pourquoi ? Parce qu’il existe des effets de seuil à l’intérieur du calcul. Jusqu’à un certain niveau, les heures et les salaires font progresser le taux de manière plus sensible. Au-delà, ils continuent d’avoir un effet, mais beaucoup plus lentement.
Pourquoi des salaires en plus ne font pas forcément augmenter le taux ? Encore un exemple concret
- Première année : Sophie réunit ses 507 heures et totalise 10 700€. Son taux est de 53,40€.
- Deuxième année : avec toujours 507 heures, elle totalise 13 700€. Son taux monte à 59,71€.
- Troisième année : avec 16 700€, son taux atteint seulement 60,10€.
🧮 Ce qu’il faut retenir avec l’exemple de Sophie :
- entre 10 700€ et 13 700€, son taux progresse de plus de 6€ ;
- entre 13 700€ et 16 700€, soit 3 000 € supplémentaires, il n’augmente presque plus.
Là encore, il ne s’agit pas d’une erreur : c’est le résultat des seuils intégrés dans le calcul.
AIE ! …la CSG et la CRDS compliquent encore la lecture
- Camille est musicienne. Elle a travaillé 600 heures et a perçu 13 500€. Son allocation est de 61€.
- Kévin lui, est danseur. Il a lui aussi travaillé 600 heures, mais il a perçu 23 500€, soit 10 000 € de plus. Son allocation sera pourtant elle aussi de 61€.
🧮 Comment est-ce possible ? Parce qu’entre l’allocation de base et le montant réellement perçu, il faut tenir compte de la retraite complémentaire, de la CSG, de la CRDS. Dans certaines situations, ces prélèvements modifient fortement le résultat final. Il est donc possible que deux intermittents ayant des revenus très différents obtiennent le même taux net.
Votre situation n’entre jamais parfaitement dans un “simulateur standard : réexamen anticipé, heures conservées, annexe 8 ou 10, CSG, franchises : un détail peut tout changer. Appelez-nous gratuitement au 01 34 84 84 34 pour y voir clair ☎.

Allocation brute, allocation après retraite, allocation nette : les étapes avant de pouvoir déterminer un montant net d’allocation
Lorsqu’un intermittent parle de son “taux”, il pense souvent à ce qu’il touchera réellement par jour indemnisé. Pourtant, 3 étapes interviennent dans le calcul avant d’arriver au montant net :
1. L’allocation de base
France Travail détermine d’abord votre allocation de base à partir des règles propres aux annexes 8 et 10.
2. La retraite complémentaire
Une cotisation de retraite complémentaire obligatoire, ensuite, est déduite. Les allocations chômage des intermittents supportent en effet une cotisation destinée à financer la retraite complémentaire.
3. La CSG et la CRDS
Enfin, la CSG et la CRDS sont appliquées, selon la situation, pour aboutir au montant net réellement perçu.
Autrement dit :
- on part d’une allocation de base,
- on déduit la retraite complémentaire,
- puis on applique, selon les cas, la CSG et la CRDS,
…pour obtenir au final le montant net.
A noter 🧮 : on raisonne toujours en net perçu, car c’est ce montant qui détermine ce que vous toucherez réellement.
Annexe 8 et annexe 10 : quel est l’impact sur votre taux ?
L’annexe applicable modifie à la fois le calcul du taux et celui des jours non indemnisés.
Au sujet de l’annexe 8 qui concerne les techniciens et ouvriers du spectacle.
Pour ces métiers :
- le montant de l’allocation dépend des salaires et des heures retenus au titre de l’intermittence
- le calcul des jours non indemnisés est moins favorable qu’en annexe 10
Vous avez un doute sur vos jours non indemnisés ? Appelez-nous gratuitement au 01 34 84 84 34 ☎.
…en effet les jours non indemnisés ne correspondent pas toujours aux jours réellement travaillés. Ils résultent d’un calcul spécifique, souvent difficile à anticiper intuitivement.
Exemple de calcul pour un technicien du spectacle en annexe 8
Alix travaille comme technicien sur un tournage du 1er au 31 mai et dépend donc de l’annexe 8.
Elle travaille réellement 20 jours, à raison de 8 heures par jour. Dans le calcul de son taux, les jours non indemnisés peuvent représenter 28 jours.
🧮 Ce chiffre ne correspond donc ni au nombre exact de jours travaillés, ni simplement à la durée du contrat.
Au sujet de l’annexe 10 qui concerne les artistes du spectacle
La logique générale est la même, mais avec deux différences majeures :
- le paramètre fixe du calcul est plus favorable
- le calcul des jours non indemnisés est lui aussi plus favorable
À nombre d’heures et de salaires comparables, un artiste relevant de l’annexe 10 peut donc obtenir une situation plus favorable qu’un technicien relevant de l’annexe 8.
D’autres paramètres à connaître
On vous avait prévenu : c’est complexe 😅
Les plafonds de prise en compte
Il existe également des plafonds dans le calcul : si vous percevez une rémunération très élevée sur une seule journée, une partie de cette somme peut ne pas être retenue dans le calcul du futur taux. Il existe aussi un plafond de prise en compte des heures qui se calcule sur un mois calendaire. Ces limites peuvent modifier sensiblement le résultat final.
Quelles activités sont retenues dans le calcul du taux ?
Les activités exercées pendant l’indemnisation peuvent être :
- des activités salariées relevant de l’intermittence,
- des activités salariées relevant d’un autre régime,
- des activités non salariées : auto-entreprise, activité indépendante, société, etc.
Toutefois, lors du calcul du taux, seules les heures qui relèvent de l’intermittence du spectacle sont retenues.
En revanche, pour le calcul des paiements mensuels, d’autres activités peuvent avoir un impact. Toutes les heures de travail, tous régimes confondus, peuvent réduire le nombre de jours indemnisables. C’est une distinction essentielle.
A noter concernant les heures assimilées
Dans la recherche des 507 heures, certaines heures assimilées peuvent permettre d’atteindre le seuil, sans être ensuite retenues de la même manière dans le calcul du taux.
Peut-on cumuler des heures d’artiste et de technicien ?
Il est possible de cumuler des heures d’artiste et de technicien. Dans ce cas, il est préférable d’attendre la fin de la période pour savoir quelle annexe sera retenue. Par exemple, une ouverture en annexe 8 peut être moins favorable qu’une ouverture en annexe 10, tant pour le taux que pour les jours non indemnisés. C’est pourquoi le moment auquel le dossier est examiné peut avoir un impact réel sur le résultat.
Jours non indemnisés, franchises et délais d’attente
L’ouverture ou le réexamen de droits ne signifie pas que les allocations seront immédiatement versées. Différents délais et franchises viennent réduire le nombre de jours réellement payables.
Le délai d’attente
Un délai d’attente de 7 jours peut s’appliquer à l’ouverture ou au réexamen, sauf dans certaines situations particulières.
La franchise congés payés
Une franchise congés payés est également calculée. Elle ne correspond pas simplement à vos congés spectacle au sens courant. Elle obéit à un calcul spécifique auprès de France Travail.
La franchise salaires
Une franchise salaires peut aussi être calculée à partir des rémunérations retenues. Elle peut être très importante lorsque le niveau de rémunération est élevé. Dans certains cas, cette franchise empêche de percevoir des allocations pendant plusieurs mois.
Si toutes les franchises n’ont pas pu être absorbées parce que vous avez continué à beaucoup travailler, certaines allocations versées peuvent ensuite être réclamées en remboursement.
Un bon taux ne garantit pas de bons paiements.
Entre les jours non indemnisés, les franchises et les délais d’attente, ce que vous toucherez réellement peut être très différent de ce que vous imaginiez.
Avez-vous besoin d’aide pour comprendre votre taux d’intermittent ?
Le calcul du taux d’indemnisation d’un intermittent du spectacle est technique. Les critères sont nombreux : période retenue, dernière fin de contrat, annexes 8 ou 10, heures, salaires, franchises, jours non indemnisés, réexamen anticipé : un seul détail peut modifier le résultat.
Chez ÊTRE INTERMITTENT, nous accompagnons les intermittents pour :
- comprendre leur taux et leurs paiements,
- vérifier la période retenue,
- anticiper l’impact d’un réexamen,
- sécuriser leurs droits.
Besoin d’y voir clair ? Appelez-nous au 01 34 84 84 34 ☎.
FAQ sur le taux et les allocations
Il n’y a pas, à proprement parler, de taux maximal. En revanche, les mécanismes de franchises et de carences peuvent rendre certaines allocations élevées très difficiles, voire impossibles, à percevoir réellement.
Prenons l’exemple d’Arthur
Arthur a une année exceptionnelle : il perçoit 100 000 € pour 620 heures de travail.
Son taux atteint presque 72€. Sur le papier, l’ouverture existe. Mais dans les faits, sa franchise salaires grimpe à 365 jours. Résultat : il ne pourra pas réellement percevoir l’allocation correspondante sur la période. Concernant les franchises, une allocation très favorable en théorie peut devenir presque purement théorique si les franchises neutralisent les paiements.
Oui. Si le calcul aboutit à un montant inférieur au minimum applicable, l’allocation est revalorisée à hauteur du minimum prévu : 38 € pour un technicien relevant de l’annexe 8, et 44 € pour un artiste relevant de l’annexe 10. Il s’agit toutefois d’un montant avant déduction de la retraite complémentaire.
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