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S’inscrire à Pôle Emploi comme Intermittent du Spectacle : choisir le bon moment

Vous êtes sur le point de rassembler vos 507 heures de travail ? Pour obtenir une ouverture de droits au chômage – même si vous n’êtes pas chômeur, mais intermittent –  vous devez faire une inscription comme demandeur d’emploi auprès de Pôle Emploi. La date de votre inscription est déterminante. Car vous inscrire trop tôt, c’est risquer une ouverture au régime général qui vous ferait perdre vos heures d’intermittent. Avec retour en arrière quasi-impossible. Et vous inscrire trop tard, c’est perdre le bénéfice de jours ou de semaines d’allocations. Ce serait dommage de perdre autant de jours de paiements de Pôle Emploi pour si peu. Voici nos conseils pour respecter le bon timing.

Comment s’inscrire à Pôle Emploi

Pour s’inscrire, il y a plusieurs solutions. Vous pouvez vous présenter personnellement au Pôle Emploi le plus proche de votre domicile. Vous pouvez aussi le faire depuis le site internet de Pôle Emploi. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de site dédié aux intermittents. La démarche est la même qu’au régime général. C’est seulement lorsqu’une ouverture d’intermittent a eu lieu que vous pouvez éventuellement être rattaché à une antenne spécialisée qui s’occupe des intermittents du spectacle. Nous précisons « éventuellement », car ce n’est pas possible partout. 

Bon à savoir : en cas de doute sur la pertinence de votre date d’inscription, ne commencez pas à vous inscrire sur internet. Car la date retenue sera celle de votre première connexion.  

Quand s’inscrire à Pôle Emploi

Avant de vous inscrire, Il faut vous assurer que vous totalisez réellement les 507 heures nécessaires. Une erreur sur ce cumul, et vous risquez d’ouvrir au régime général. Cela mérite donc une vérification avant de s’inscrire.

Ne pas s’inscrire trop tôt

Il arrive que certaines heures de travail effectuées ne comptent pas. Il est donc indispensable de vérifier cela avant de procéder à son inscription. Par exemple, certaines AEM sont parfois exclues des comptes par Pôle Emploi, car mal formalisées par les employeurs. Par exemple, votre intitulé de poste doit être référencé sur une liste bien spécifique. Autre cas : l’objet du contrat de travail du GUSO n’est pas valable et Pôle Emploi refuse de compter ce travail. Ou encore : vous êtes décisionnaire dans la structure qui vous emploie. Ces heures ne peuvent pas relever du salariat selon Pôle Emploi. En conséquence, elles ne seront pas prises en compte.


Chaque preuve de travail que Pôle Emploi aura dans les mains doit être vérifiée au préalable pour éviter de mauvaises surprises. Ces vérifications sont essentielles avant toute inscription pour éviter d’ouvrir au régime général et de repartir à zéro dans le cumul de ses heures d’intermittent. Beaucoup d’intermittents du spectacle ne sont pas au courant de ce risque d’ouvrir au Régime Général (RG). Ce risque est pourtant bien réel.

Explications : à votre inscription, Pôle Emploi observe votre activité en remontant le temps à partir de votre date d’inscription. Il choisit la première ouverture de droits possible sur son chemin de décisions. Or, cette occasion d’ouvrir des droits, la première venue, n’est pas forcément celle qui vous permet d’ouvrir des droits en tant qu’intermittent. C’est comme cela que beaucoup se retrouvent au régime général.

Ne pas s’inscrire non plus trop tard

Une fois que l’on a bien validé ses 507 heures, il faut s’inscrire très vite. En effet, une inscription tardive à Pôle Emploi peut coûter cher et écourter beaucoup votre future ouverture de droits. Peu d’intermittents réalisent les risques engendrés par une inscription tardive. 

Explications : beaucoup d’intermittents pensent à tort que Pôle Emploi les paiera pendant 1 an jusqu’à une date anniversaire fixe. Et c’est faux. Il y a bien une date anniversaire, mais c’est l’anniversaire de la fin du dernier contrat retenu pour l’ouverture des droits. Chaque année, cette date anniversaire changera ! C’est ce qu’on appelle une date glissante. Dans le cas où vous avez une fin de contrat qui permet d’ouvrir des droits, tout délai entre cette date et l’inscription, représente donc des journées perdues. 

Prenons un exemple : 

Vous avez réuni vos 507 heures en terminant un contrat le 30 juin. Puis vous ne travaillez pas durant l’été. Vous faites votre inscription à la rentrée soit le 1er septembre. Dans ces conditions, ne croyez pas être tranquille avec des paiements pendant 1 an. Vous n’aurez des droits que jusqu’au 30 juin de l’année suivante. Soit à l’anniversaire du dernier contrat qui a servi pour ouvrir vos droits. Vous perdez donc 2 mois par rapport à ce que vous imaginiez. Il est au début difficile de comprendre que la date anniversaire « version Pôle Emploi » change chaque année. Mais c’est pourtant le cas. 

Et si vous êtes déjà inscrit à Pôle Emploi ?

Si vous vous êtes déjà inscrit à Pôle Emploi avant d’avoir réuni les 507 heures, à chaque nouvelle déclaration, vous pouvez risquer de réunir les critères d’ouverture au régime général. Même sans aucun contrat au régime général. Il faudra alors piloter avec précision la date de votre demande d’allocation pour vous permettre de valider une ouverture de droits en tant qu’intermittent. En cas de gestion approximative, vous risquez de repartir à zéro et de perdre le bénéfice de vos heures d’intermittent.

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