Vous êtes nombreux à vous renseigner pour savoir et comprendre quel salaire vous allez percevoir en tant qu’intermittent du spectacle en 2026. Lorsqu’on parle de « salaire d’intermittent », on confond souvent deux réalités distinctes : la rémunération du travail versée par l’employeur et l’indemnisation chômage calculée par France Travail. Dans la majorité des cas, c’est cette indemnisation que les intermittents eux-mêmes appellent, à tort, un salaire. Voyons tout cela en détail dans cet article !
Salaire d’intermittent du spectacle : les clés pour comprendre 😊
La confusion est fréquente dans le secteur du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel ou des spectacles lyriques. D’un côté, il y a le salaire brut versé par l’employeur lors d’un contrat de travail : cachet pour les artistes, musiciens ou interprètes, et salaire horaire pour les techniciens.
Cette rémunération dépend de l’activité, des répétitions, des représentations et des minima spécifiques fixés par les conventions du secteur.
De l’autre, il y a l’allocation chômage, versée par France Travail au titre de l’assurance chômage, selon les règles des annexes 8 et 10 du régime des intermittents. Cette indemnisation n’est pas un salaire : elle dépend du montant des salaires perçus, des cotisations sociales, du revenu antérieur et du nombre de jours indemnisables.
👉 « minimum conventionnel » ?
Dans le spectacle, les salaires (les cachets ou le salaire horaire) ne sont pas fixés librement ! Ils sont encadrés par les conventions collectives propres à chaque secteur : spectacle vivant, musique, audiovisuel… Chaque convention collective fixe des minima de rémunération, selon le poste, le statut (artistes, musiciens, techniciens), et selon le type d’activité (répétitions, représentations, concerts…). L’employeur n’a pas le droit de payer en dessous de ces minima !
Le régime des intermittents repose donc sur un système combinant emploi, salaires et allocations – attention à ne jamais confondre travail rémunéré et chômage indemnisé.
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Le salaire versé par l’employeur
Dans le spectacle, le salaire d’un intermittent correspond à la rémunération du travail réellement effectué dans le cadre d’un contrat. Comme évoqué plus haut dans cet article, pour les intermittents, cette rémunération varie selon le métier, l’activité exercée et le secteur concerné (spectacle vivant, musique, audiovisuel).
Concernant les artistes, musiciens, interprètes ou artistes lyriques
Leur cachet est un salaire brut forfaitaire versé (pour une prestation, des représentations, un concert, des répétitions), avec même, parfois, la prise en compte des instruments utilisés ou du rôle artistique ! Le montant du salaire de l’intermittent doit donc respecter la convention applicable.
Concernant les techniciens Les techniciens du spectacle, eux, sont rémunérés en salaires horaires, selon le temps de travail effectué. Ce tableau dresse un comparatif des critères qui ont un véritable impact sur les « salaires » des artistes et des techniciens du spectacle :
| Critère | Artistes (cachets) | Techniciens (salaires horaires) |
| Type de rémunération | Cachet forfaitaire par prestation | Salaire horaire selon le temps travaillé |
| Méthode de calcul | Forfait par représentation, concert, répétition ou prestation | Nombre d’heures effectives multiplié par le taux horaire |
| Minima | Définis par la convention collective du secteur | Définis par la convention collective et le droit du travail |
| Brut déclaré | Cachet brut, soumis à cotisations | Salaire brut, soumis à cotisations |
| Type de contrat | Contrat à durée déterminée d’usage (CDD d’usage) | Contrat à durée déterminée d’usage (CDD d’usage) |
| Professionnels concernés | Artistes, musiciens, chanteurs, artistes lyriques | Techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel |
| Annexe France Travail | Annexe 10 | Annexe 8 |
Bon à savoir 💡 : les salaires des intermittents du spectacle intègrent les cotisations sociales obligatoires et ils relèvent du droit du travail classique, même s’ils s’inscrivent dans un régime spécifique à l’emploi intermittent !
Dans tous les cas de figure, le salaire versé constitue un revenu professionnel, déclaré par l’employeur. Il sert de base au calcul des droits sociaux (retraite, sécurité sociale, formation), des années prises en compte pour calculer les droits (valider des trimestres de retraite, etc.), et à l’assurance chômage gérée par France Travail.
Le rôle de France Travail dans la vie des intermittents
Bon à savoir 💡 : France Travail n’intervient pas sur la rémunération versée par l’employeur, comme on vient de le voir. France Travail (le nouveau nom de Pôle Emploi) intervient sur l’indemnisation chômage. Son rôle est d’appliquer les règles de l’assurance chômage propres au régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle, définies par les fameuses annexes 8 et 10. Ces annexes déterminent les conditions d’accès aux allocations, le montant de l’indemnisation et la durée des droits :
Annexe 10
Les artistes, musiciens, artistes lyriques et professionnels de la musique relèvent de l’annexe 10
Annexe 8
Les techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel dépendent de l’annexe 8. Découvrez notre dossier complet sur les annexes 8 & 10 ici
Calcul de l’indemnisation
Pour calculer cette indemnisation, France Travail prend en compte les salaires bruts déclarés sur les contrats de travail. Ces montants servent à établir le revenu de référence sur une période donnée (en années). Les cotisations sociales versées par l’employeur conditionnent l’ouverture des droits au chômage. France Travail vérifie que les rémunérations déclarées relèvent bien des annexes concernées et ont donné lieu aux cotisations ouvrant droit à l’assurance chômage.
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Le calcul de l’indemnisation des intermittents
L’indemnisation des intermittents du spectacle, calculée par France Travail, dépend des salaires bruts perçus sur une période de référence. À chaque date anniversaire, France Travail analyse les rémunérations déclarées sur les 365 jours de la période de référence afin de déterminer le montant de l’allocation journalière, aussi appelée taux d’indemnisation.
Sont pris en compte pour ce calcul :
- Les cachets des artistes, musiciens, artistes lyriques
- Les salaires horaires des techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel
France Travail additionne les salaires bruts issus des contrats déclarés par l’employeur, dès lors qu’ils ont donné lieu à cotisations ouvrant droit à l’assurance chômage (les cotisations doivent obligatoirement exister pour que le salaire soit valide). Le calcul prend également en compte le nombre d’heures travaillées comme intermittent ainsi qu’un troisième paramètre, fixe, qui est différent pour les artistes et les techniciens.
Ce calcul complexe permet de fixer l’allocation journalière. Chaque mois, il faudra déterminer un nombre de jours indemnisés au taux prévu par l’ouverture de droits. Le nombre de jours non indemnisés n’est pas du tout intuitif et ne correspond pas directement aux jours réellement non travaillés : il résulte d’un mécanisme de calcul spécifique au régime.
Conclusion
Le terme « salaire des intermittents » est souvent utilisé à tort et prête à confusion. Beaucoup d’intermittents qui l’emploient cherchent en réalité à connaître à l’avance leur indemnisation par France Travail. Or, ce qu’on appelle communément « salaire des intermittents » dépend uniquement de l’employeur : il verse le cachet pour les artistes ou le salaire horaire pour les techniciens. L’indemnisation chômage, elle, est calculée par France Travail, sur la base des salaires bruts déclarés, et ne peut donc pas être considérée comme un “salaire” à proprement parler. Nous espérons que cet article a permis de clarifier ce sujet 😊.
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FAQ salaire des intermittents du spectacle
Les artistes sont rémunérés en cachet par prestation, et les techniciens en salaire horaire.
Les revenus varient selon les cachets ou le nombre d’heures effectuées. Il n’existe pas de salaire fixe. L’indemnisation est calculée par France Travail et varie chaque mois selon le volume de travail effectué.
On ne calcule pas le salaire, on cumule cachets ou salaires horaires pour déterminer l’indemnisation.
Il n’existe pas de grille unique. Les minima sont fixés par les conventions collectives selon le poste et le secteur.
Le palier est de 507 heures travaillées dans l’intermittence sur une période de référence de 365 jours pour ouvrir ou renouveler des droits. Mais on peut tout à fait en réunir plus, ce qui peut augmenter le taux.
Le cachet n’est pas horaire : il rémunère une prestation ou représentation complète.
Pour valider le droit à l’indemnisation, il faut atteindre 507 heures. À titre indicatif, 43 cachets de 12 heures permettent de dépasser ce seuil lorsqu’on est exclusivement déclaré en cachets.
France Travail additionne les salaires bruts des 365 jours de la période de référence pour déterminer le montant journalier d’indemnisation.
