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Intermittence et Auto-Entreprise

Intermittents du spectacle en auto-entreprise : êtes-vous concerné par la facturation électronique ?

Si vous êtes intermittent du spectacle et que vous avez créé une auto-entreprise pour exercer une autre activité, cette réforme peut vous concerner. Voici ce qu’il faut comprendre dès maintenant pour éviter les mauvaises surprises.

A retenir :

  • 1er septembre 2026 : vous devrez avoir la capacité de recevoir des factures électroniques.
  • 1er septembre 2027 : les micro-entreprises, TPE et PME concernées devront aussi émettre leurs factures électroniques.
  • Un PDF simple envoyé par mail n’est pas une facture électronique au sens de la réforme.
  • Il faudra passer par une plateforme immatriculée par l’administration fiscale.

Vous êtes intermittent du spectacle et vous facturez aussi en auto-entreprise ? Vous voulez savoir ce qui change concrètement pour vous ? Appelez notre permanence au 01 34 84 84 34 ☎.

Si vous êtes intermittent du spectacle et que vous utilisez aussi une auto-entreprise pour certaines prestations, vous vous êtes peut-être déjà dit : “Je suis une petite structure, je ne facture pas la TVA, je fais mes factures simplement… donc cette réforme ne doit pas vraiment me concerner.”

Justement, c’est là qu’il faut être prudent.

D’après les informations officielles disponibles aujourd’hui, les auto-entrepreneurs peuvent eux aussi être concernés par la réforme de la facturation électronique, y compris lorsqu’ils ne facturent pas la TVA. L’administration fiscale précise que les micro-entrepreneurs, auto-entrepreneurs et entreprises en franchise en base peuvent entrer dans le champ du dispositif selon leur situation.

Autrement dit, si vous êtes intermittent du spectacle en auto-entreprise, le bon réflexe n’est pas de supposer que cela ne vous concerne pas. Le bon réflexe est de vérifier dès maintenant ce qui va changer pour vous, et à partir de quand. L’administration met d’ailleurs à disposition un outil d’orientation pour aider les entreprises à se situer.

Pourquoi ce sujet peut aussi vous concerner

Beaucoup d’intermittents du spectacle ont une auto-entreprise pour certaines prestations. Et beaucoup pensent, parfois très logiquement, que comme ils ne récupèrent pas la TVA ou ne déduisent pas leurs frais au réel, ils ne sont pas vraiment concernés par la réforme.

Ce n’est pas le bon raisonnement !

Ne pas facturer la TVA ne suffit pas à écarter automatiquement la réforme. Ce qui compte, c’est votre situation concrète, la nature de vos opérations et le type de clients que vous facturez. L’administration précise notamment que les auto-entrepreneurs peuvent être concernés, y compris lorsqu’ils facturent sans TVA.

“Je suis en auto-entreprise, donc je ne reçois pas de factures” : une confusion fréquente

Là, il faut distinguer deux choses : recevoir une facture et pouvoir déduire une dépense ou récupérer la TVA. Ce n’est pas la même question.

Même en auto-entreprise, vous pouvez parfaitement recevoir des factures de vos fournisseurs dans le cadre de votre activité : logiciel, abonnement téléphonique, assurance, site internet, comptable, matériel, prestataire externe, transport professionnel… Le fait que vous soyez en micro-entreprise n’empêche pas que d’autres entreprises vous facturent.

Et comme les entreprises concernées devront être en capacité de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026, cette question vous concerne potentiellement aussi.

Donc, même si vous ne déduisez pas vos frais au réel, la vraie question reste la même : êtes-vous prêt à recevoir correctement vos factures dans le nouveau circuit ?

Deux dates à retenir : septembre 2026 et septembre 2027

Le calendrier officiel distingue deux étapes :

À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises concernées devront être en capacité de recevoir des factures électroniques. À cette même date, les grandes entreprises et les ETI devront déjà émettre leurs factures électroniques. Puis, à partir du 1er septembre 2027, l’obligation d’émission s’étendra aux PME, TPE et micro-entreprises.

La différence est donc simple :

  • en 2026, vous devez être prêt à recevoir ;
  • en 2027, vous devrez aussi être prêt à émettre, pour les opérations concernées par la réforme.

En 2026, que veut dire concrètement : “recevoir” ?

Avoir la capacité de recevoir une facture électronique signifie, très concrètement, que vous devez avoir choisi une plateforme immatriculée qui vous permettra de réceptionner les factures que certains fournisseurs vous adresseront par ce canal. Les ressources officielles de la DGFiP renvoient bien au choix d’une plateforme agréée / immatriculée et à l’entrée progressive dans le dispositif.

En pratique, cela veut dire :
Vous devez savoir où vos factures vont arriver, comment y accéder, et qui les consultera. L’objectif, c’est de ne pas découvrir trop tard qu’un fournisseur a commencé à vous transmettre ses factures dans ce nouveau cadre.

Pour un intermittent du spectacle en auto-entreprise, cela peut concerner des choses très simples : un logiciel, une assurance, un prestataire administratif, un site internet, un abonnement professionnel. Vous pouvez recevoir des factures de ces fournisseurs, même si vous facturez sans TVA.

En 2027, que veut dire concrètement : “émettre” ?

À partir du 1er septembre 2027, les petites structures concernées devront aussi émettre leurs factures dans le cadre du nouveau dispositif pour les opérations qui entrent dans son champ. Cela vise les PME, TPE et micro-entreprises, donc potentiellement aussi les auto-entrepreneurs concernés.

Et là, le changement devient beaucoup plus visible au quotidien.

Cela signifie que, pour les opérations concernées, vous ne pourrez plus simplement faire une facture dans un document bureautique, l’exporter en PDF et l’envoyer par mail comme avant. L’administration indique expressément qu’un PDF ordinaire envoyé par mail n’est pas une facture électronique. Une facture électronique doit être émise, transmise et reçue sous forme dématérialisée, comporter des données structurées et être adressée via une plateforme agréée.

Autrement dit : en 2027, il ne s’agira plus seulement d’être prêt à recevoir. Il faudra aussi que votre façon d’envoyer vos factures soit adaptée au nouveau système.

Que devez-vous faire concrètement ?

La bonne approche n’est pas de paniquer. C’est d’anticiper. D’ici septembre 2026, le plus important est de :

  • vérifier si votre activité peut entrer dans le champ de la réforme ;
  • choisir une plateforme immatriculée ;
  • créer votre accès ;
  • savoir comment vous recevrez vos futures factures électroniques.

D’ici septembre 2027, il faudra aller plus loin :

  • vérifier votre outil de facturation actuel ;
  • voir s’il est compatible ;
  • organiser l’émission de vos factures concernées via une plateforme ou un outil connecté ;
  • ne plus compter uniquement sur le PDF envoyé par mail dans les cas visés par la réforme.

Vous êtes intermittent du spectacle, vous avez une auto-entreprise, et vous ne savez pas encore si vous serez concerné en pratique ?
Appelez notre permanence au 01 34 84 84 34 ☎.

Retenez que :

Si vous êtes intermittent du spectacle en auto-entreprise, le sujet mérite votre attention dès maintenant. Même si vous ne facturez pas la TVA, vous pouvez être concerné par la réforme selon votre situation. À partir du 1er septembre 2026, il faudra être prêt à recevoir des factures électroniques. À partir du 1er septembre 2027, les petites structures concernées devront aussi être prêtes à émettre leurs factures dans le nouveau cadre.

N’attendez pas le dernier moment, surtout si vous souhaitez continuer à gérer vos démarches simplement et sans mauvaise surprise. Pour vérifier votre situation, le plus sûr reste de partir des pages officielles de l’administration fiscale.

Vous voulez faire le point sur votre situation ?
Appelez notre permanence au 01 34 84 84 34 ☎.

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